France, Le Figaro recommande à ses lecteurs un film de Walid Mattar <3

Que faut-il aller voir au cinéma cette semaine? La sélection et les conseils de la rédaction du Figaro.

À voir

● Ready Player One, film de science-fiction de Steven Spielberg, 2h20

Le cinéma est un grand magasin de jouets et Spielberg a gardé son âme d’enfant. Le roman d’Ernest Cline semble avoir été écrit pour lui. En 2045, le monde ressemble à un dépotoir et le jeune Wade fait comme le reste de l’humanité: sous les oripeaux d’un avatar, il s’évade dans l’Oasis, un univers virtuel conçu par James Halliday, un Steve Jobs à cheveux longs. À sa mort, le gourou geek a laissé une chasse au trésor. Le vainqueur héritera de sa fortune et des clés du royaume. Retour vers le futur, King Kong, Chucky, Akira, Jurassic Park, Le Géant de fer… Dans une orgie de références, Spielberg revisite son cinéma et celui des autres avec un enthousiasme juvénile.

 

● Vent du nord, drame de Walid Mattar, 1h29

Face au nouveau Spielberg, le premier long-métrage Vent du nord, du Tunisien Walid Mattar, a peu de chances de se distinguer. D’autant qu’il traite du monde du travail et d’un homme qui perd le sien. Walid Mattar entrecroise habilement deux parcours qui se ressemblent. Joue avec les frontières, la Méditerranée qui sépare les deux hommes, filme le bateau assurant des allers-retours entre la France et la Tunisie, montre les vastes étendues d’eau, les ciels nuageux, l’horizon des possibles enfin.

● The Rider, western de Chloé Zhao, 1h45

The Rider, seconde réalisation de la Chinoise Chloé Zhao (remarquée pour Les Chansons que mes frères m’ont apprises), mêle fiction et documentaire. Le film est sombre, rempli de silences. Il a une belle lenteur, une âpre gravité. On y découvre un personnage mettant les pieds dans l’âge adulte. Personne ne s’y résout de gaieté de cœur. On trouvera là-dedans le même sentiment de perte, la même nostalgie que dans Les Indomptables de Nicholas Ray. On achève bien les idéaux.

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● Croc-blanc, film d’animation d’Alexandre Espigares, 1h25

Fidèle au livre de Jack London, cette nouvelle adaptation en restitue l’esprit d’aventure. Mi-chien, mi-loup «adopté» par Castor Gris, Croc-Blanc s’aguerrit face aux dangers divers mais ne perd pas son âme. La facture classique du film plaira aux enfants à partir de 8 ans.

On peut voir

● Marie Madeleine, drame de Garth Davis, 1h59

Garth Davis se propose de «dépoussiérer» et de «réactualiser» le message évangélique. Cela se traduit de manière assez rudimentaire et confuse dans la peinture de l’entourage de Jésus, d’où ressortent un Simon-Pierre tout en force, politiquement macho, et un Judas qui ne pense qu’à défendre les siens. Mais, en dehors et en dépit de ses théories emberlificotées, Marie Madeleine est un beau film, d’une écriture très elliptique, vigoureuse et personnelle. Il est centré sur la relation intense, et jamais équivoque, de Jésus (Joaquim Phoenix) et de Marie-Madeleine (Rooney Mara).

● Les Destinées d’Asher, comédie dramatique de Matan Yair, 1h28

Asher est un garçon «hérissé» comme dit affectueusement son professeur de littérature, Rami, qui comprend cet adolescent difficile, impulsif et sensible, partagé entre l’école et le travail d’ouvrier avec son père. Joué par Asher Lax lui-même, le personnage a un charme et un naturel extrêmement touchants. Il impose à son entourage, comme au spectateur, de sortir des normes pour s’adapter à son originalité. Un exercice d’humanité riche d’enseignement et de poésie.

●  La Tête à l’envers, comédie de Josef Hader, 1h43

Fausse note. Un critique musical est renvoyé par son rédacteur en chef. Il ne pense plus qu’à se venger, cache la situation à sa femme, invente des stratagèmes aussi inefficaces que mirobolants. Le premier film de l’Autrichien Josef Hader, qui s’offre le rôle principal, démarre en fanfare, accuse quelques baisses de tension, pratique un humour à froid, comme si Derrick avait adopté un enfant avec Woody Allen.

● Après l’ombre, documentaire de Stéphane Mercurio, 1h33

Le réalisateur a suivi le travail de patience et de confiance réciproque de l’homme de théâtre Didier Ruiz auprès d’un groupe d’anciens détenus ayant purgé de longues peines. Quatre hommes, une femme. De fortes personnalités qui expriment leur vérité. Leur travail a notamment été présenté la saison dernière à la Maison des métallos.

Source:http://www.lefigaro.fr/cinema/2018/03/28/03002-20180328ARTFIG00014–the-rider-madame-hyde-ready-player-one-les-films-a-voir-ou-a-eviter-cette-semaine.php

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