France, Cinéma: « Corps Etranger » film de Raja Amari à l’affiche

Moi, Tonya : de l’ascension à la chute, la vie d’une championne de patinage déchue

Tiré d’un fait divers, Moi, Tonya retrace la vie d’une championne déchue. En janvier 1994, à la veille des JO de Lillehammer,  Nancy Kerrigan est attaquée à la matraque par un homme après l’entraînement. Les images de la jeune sportive hurlant de douleur font le tour du monde. Très vite, l’entourage de sa principale concurrente Tonya Harding est mis en cause. L’agression a été commanditée par deux hommes, Jeff Gillooly, alors mari de Tonya Harding, et Shawn Eckhardt, son garde du corps. La carrière de la patineuse s’arrête nette. Elle est exclue par la Fédération américaine.

Le réalisateur Craig Gillespie a choisi de retracer le parcours de Tonya Harding de son ascension, à sa chute. Gamine pauvre, elle est élevée par une mère violente et manipulatrice, qui va la pousser à s’entraîner pendant des heures. L’enfant a chaussé les patins dès l’âge de trois ans. Elle n’a pas les codes du patinage, va se frotter à un monde inconnu. Mais à force de persévérance, elle réussit à tutoyer les sommets de la discipline. En 1991, lors des championnats des Etats-Unis, elle devient la première patineuse artistique américaine à réussir le triple axel en compétition.
Sa vie privée est chaotique. Elle se marie très jeune à un homme violent, qui va donc avoir l’idée d’agresser Nancy Kerrigan.

Dans ce biopic, inspiré de la vie de Tonya Harding, Craig Gillespie, s’il aborde des sujets graves tels que les violences domestiques, manie aussi l’humour noir. Le film est porté par ses acteurs, notamment Margot Robbie (Tonya Harding), nominée aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice et Allison Janney, qui interprète la mère de la patineuse, en lice dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle.

 

La forme de l’eau : la bête de Guillermo del Toro

Lion d’or à Venise, treize fois nommé aux Oscars, La forme de l’eau est une merveilleuse fable horrifique.

Elisa (interprétée par Sally Hawkins) est une femme muette et solitaire. Elle travaille comme femme de ménage dans un laboratoire ultra secret du gouvernement américain, dans les années 1960. Sa vie bascule le jour où elle découvre que les lieux abritent une étrange créature. Un lien particulier va se nouer entre Elisa et ce monstre de l’eau. Alors que la bête est en danger, menacée par le méchant Richard Strickland interprété par l’exceptionnel Michael Shannon, elle va essayer, avec deux amis, de l’aider à s’évader.

A travers cette histoire d’amour poétique, le réalisateur mexicain Guillermo del Toro se frotte à des thèmes très actuels tels que le sexisme ou le racisme.

 

Les aventures de Spirou et Fantasio : la première rencontre

Les Aventures de Spirou et Fantasio, tourné en France et au Maroc par Alexandre Coffre, met en scène la première rencontre, jamais évoquée dans la BD, entre les deux héros : un groom de palace et un jeune reporter en mal de scoop, interprétés par les excellents Thomas Solivérès et Alex Lutz. Le duo s’associera pour résoudre des énigmes policières, entre humour et mystère.

Spirou et Fantasio sont sur les traces du comte Pacôme de Champignac, inventeur aussi génial qu’excentrique campé par Christian Clavier, qui vient d’être enlevé par les sbires de l’infâme dictateur Zorglub (Ramzy Bedia).

Géraldine Nakache et Vincent Desagnat sont également au casting.

 

Mary et la fleur de la sorcière : l’école des sorciers version manga

Le film d’animation japonais réalisé par Hiromasa Yonebayashi est inspiré d’un livre de Mary Stewart « The Little Broomstick », à propos d’une jeune fille qui se découvre des pouvoirs magiques.

Le pitch : Mary vient d’emménager chez sa tante dans le village du manoir rouge. Dans la forêt, elle découvre une fleur mystérieuse qui ne fleurit qu’une fois tous les 7 ans. On l’appelle la « fleur de la sorcière ». Pour une nuit seulement, grâce à la fleur, Mary possède des pouvoirs magiques et peut intégrer l’école de magie la plus renommée.

 

Corps étranger : un film tourné dans la région

Samia, une jeune Tunisienne a fui son pays. Sans papiers elle débarque à Lyon et tente de passer inaperçue. Elle retrouve un jeune homme de son village qui lui donne un coup de pouce et l’aide à vivre au mieux sa clandestinité.

La jeune femme va commencer à travailler chez une dame, qui vient de perdre son mari. Madame Bertaud, qui s’appelait auparavant Leïla, avait jusqu’alors gommé les traces de sa précédente vie.

Raja Amari filme avec sensualité le rapprochement entre ces deux femmes, le désir qui va naître entre les trois personnages.

Le long-métrage a été tourné dans la région et a notamment pour décor Lyon, du quartier de la Guillotière, à la Croix-Rousse en passant par les Brotteaux.

Sont également à l’affiche cette semaine, le film d’action Criminal Squad avec notamment Gerard Butler et 50 Cent (des braqueurs s’attaquent à la réserve fédérale américaine), Cas de conscience, un film dramatique de Vahid Jalilvand ou encore le documentaire L’Insoumis, réalisé par Gilles Perret, qui a suivi la dernière campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.

source: http://www.leprogres.fr/sortir/2018/02/20/les-principales-sorties-de-la-semaine-un-biopic-niveau-triple-axel-un-monstre-dans-l-eau-et-le-retour-de-spirou

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